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la région de la Côte-Nord du Québec

La Mutehekau Shipu (rivière Magpie) traverse le cœur de la région de la Côte-Nord du Québec. Cette région se trouve au nord du golfe du Saint-Laurent, du fjord du Saguenay jusqu’au Labrador. Le long de la côte escarpée, rivière après rivière se jette dans le Saint-Laurent, apportant de l’eau douce à la mer. Ces estuaires riches abritent toutes des montaisons de saumon atlantique sauvage. Ils constituent également des aires d’alimentation pour les baleines, les phoques, les dauphins et des colonies de macareux.

À l’intérieur des terres, sur le bouclier rocheux glaciaire, de vastes étendues de forêt boréale s’étendent vers les montagnes centrales du Québec et jusqu’à la toundra. C’est l’une des plus grandes zones de forêt intacte au monde. On y trouve des animaux emblématiques du Canada — ours noir, orignal, castor, plongeon — ainsi que des espèces rares et menacées : lynx et caribou forestier.

Le peuple

Les premiers habitants de cette région sont arrivés il y a 8 000 ans. Depuis 2 000 ans, le peuple Innu (parfois appelé Montagnais) y a élu domicile.

Les Innus de la région vivaient autrefois comme chasseurs semi-nomades. Ils passaient l’été sur la côte puis remontaient les rivières à l’automne. Durant l’hiver, ils chassaient le caribou et d’autres animaux dans le Nord. Au printemps, les Innus redescendaient les rivières en pagayant et en faisant des portages.

Aujourd’hui, les Innus vivent principalement dans leurs communautés le long de la côte ainsi que dans certaines des plus grandes villes du Québec.

La communauté innue la plus proche de la Mutehekau Shipu (rivière Magpie) est Ekuanitshit (Mingan). La rivière traverse leur Nistassinan (territoire ancestral). Bien qu’ils aient des maisons au village, de nombreuses familles innues passent chaque année du temps à vivre, pêcher et chasser dans leur Nistassinan — auquel elles accèdent généralement en hydravion, en hélicoptère ou en motoneige.

Les premiers Européens sont apparus sur les flottes de pêche vikings et basques. Ensuite, les Français se sont installés dans les villages de pêcheurs le long de la côte.

Aujourd’hui, la route côtière 138 relie les villages et il y a peu de routes qui s’étendent à l’intérieur des terres. Bien que la route se termine à Kegasksa (276 km/171 miles à l’est de la Magpie), une petite population habite la région plus à l’est. Connus sous le nom de « Basse Côte Nord », ces minuscules villages, dont certains sont français, d’autres innus, d’autres encore anglais, ne sont actuellement accessibles que par un bateau de ravitaillement hebdomadaire ou par motoneige en hiver.

Ville de Sept-Îles, Québec

Les Français ont établi une colonie à Sept-Îles en 1651. Peu après, un poste de traite et de pêche est construit, qui sera finalement cédé à la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Malgré son port sûr et son excellente pêche, Sept-Îles est restée une petite communauté. Au début duXXe siècle, elle comptait environ 200 Acadiens et 600 Innus dans la réserve adjacente.

La ville a pris de l’ampleur avec l’arrivée de l’industrie, d’abord les pâtes et papiers, puis l’exploitation minière et les grands projets hydroélectriques. Depuis les années 1950, Sept-Îles est un important centre économique.

La région Côte Nord aujourd’hui

Les industries de la région comprennent la pêche au crabe, au homard, à la coquille Saint-Jacques, au bourgot (bulot) et au flétan, ainsi que l’exploitation minière à l’intérieur des terres.

Les plus grandes villes de Sept-Îles et de Baie-Comeau possèdent des usines de traitement des minerais et des ports d’embarquement. La construction des barrages hydroélectriques de la rivière Romaine a débuté à l’été 2009. Ce projet de plus de 8 milliards de dollars est actuellement l’un des plus grands projets d’infrastructure au Canada. D’autres projets sont prévus, notamment le prolongement de la route 138 vers l’est et la construction de nouveaux barrages hydroélectriques.

Ces dernières années, le tourisme a connu une croissance. Cela est dû à ses magnifiques paysages, à sa riche histoire, et à la route 138 qui longe la côte depuis Québec jusqu’à Kegaska (418 kilomètres à l’est de Sept-Îles). Dans le parc national de l’Archipel-de-Mingan, les visiteurs se rendent sur les îles en bateau moteur ou en kayak de mer. Ils y sont attirés par la faune marine, les magnifiques monolithes rocheux et l’écologie côtière unique.

Pour profiter au mieux de votre séjour dans cette belle région, lisez ce qu’ilà faire sur la Côte Nord.

La pie et les rivières de la région

Depuis les années 1950, Hydro-Québec a érigé des barrages sur de nombreuses rivières de la région. La Mutehekau Shipu (rivière Magpie) est l’une des rares grandes rivières au monde à être restée pratiquement intacte. Lisez les impressions de notre expert de la forêt boréale au sujet de la Magpie.

La Magpie est une rivière de classe mondiale. Elle est considérée comme l’un des meilleurs tronçons de la planète pour les excursions en eaux vives de plusieurs jours pour les kayakistes, les canoéistes et les rafteurs. La rivière est relativement facile d’accès en hydravion ou en hélicoptère. En même temps, il s’agit d’une nature intacte ; l’impression immédiate d’éloignement et le paysage montagneux offrent une expérience de la nature sauvage à la fois humble et spectaculaire.

Cependant, la Magpie n’est toujours pas protégée et le développement hydroélectrique menace son avenir. Ce projet transformerait la rivière qui coule librement en un réseau de réservoirs artificiels.

Découvrez le mouvement de protection de la pie et ce que vous pouvez faire pour l’aider.

Rafting sur la Mutehekau Shipu

Si vous souhaitez découvrir les eaux vives extraordinaires et la beauté de la Mutehekau Shipu (rivière Magpie), lisez-en plus sur l’aventure guidée de rafting en eau vive offerte par Expéditions Rivière Boréal.

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